30 mars 2008
Bouddhisme et homosexualité

"Seul le respect et l'attention à l'autre doivent gouverner la relation d'un couple qu'il soit hétéro ou homosexuel."
Dalaï-Lama
Aux Etats-Unis
justement, des communautés bouddhistes se sont créées autour de
l'identité homosexuelle et il n'est pas rare de voir le terme de gay ou
de lesbien qualifier un centre. La communauté bouddhiste homosexuelle
américaine a déjà ses icônes comme Tom Dorsey, ancien drag-queen et junkie,
devenu maître zen, mort du Sida en 1989 après avoir créé un hospice
dans le quartier gay de San-Francisco. "Pour tous mes garçons"
aimait-il à répéter... L'hospice fonctionne toujours.
20 février 2007
NETTOYAGE SEXUEL EN IRAK
| ||
| ||
17 février 2007
LE MARIAGE HOMOSEXUEL
Tout le monde est d'accord pour dire que tous les être humains sont égaux.
Par logique cet accord théorique doit transparaître dans la pratique.^
Dire que les homosexuel(le)s n'ont pas le droit de se marier c'est dire qu'il sont moins humains que les personnes hétérosexuelles.
L' Église catholique romaine base le refus du mariage des homosexuel(e)s sur la non procréation. A notre époque l 'espérance de vie étant en augmentation, cette même Église unit des hétéros de plus de 60 ans, ces célébration sont en hausse constante. Ces couples ne peuvent plus procréer. La même Eglise marient des personnes de sexe opposées stériles.
Comment justifier ces deux poids, deux mesures.
Ayant posé la question suivante à une hétéro : " Pourquoi t'es tu marié avec tel homme plutôt qu'un autre? Pour procréer ou par amour?" Et si à vous je vous pose la même question je pense que votre réponse sera la sienne : " par Amour."
Un autre argument contre le mariage homosexuel : c'est un danger pour l'humanité, risque de disparition de l'humanité car ils ne peuvent procréer.
Selon cette logique les prêtres, religieux, religieuses de l'Eglise catholique romaine sont aussi un danger pour l'humanité si ils observent leur voeux de chasteté .
En conclusion être contre le mariage sous l'influence de préjugés, de croyances, constistue un comportement discriminatoire. C'est donc bien de l'homophobie.
Pour respecter les droits humains et civils fondamentaux des gens il faut absolument faire appel uniquement à la raison.
Quand les croyances religieuses incitent à réduire et à dénier les droits humains et civils fondamentaux elles déshonorent leurs idéaux de fraternité.
13 décembre 2006
Comment devient-on homo ?
01 novembre 2006
Les animaux homosexuels font leur "coming out" dans une exposition à Oslo
Deux girafes qui s'acoquinent ici. Là, ce sont deux baleines qui s'accouplent. Plus loin, deux libellules qui se butinent. A priori familières, ces scènes de tendresse choquent pourtant certains esprits. Leur particularité: elles mettent toutes en scène des animaux... du même sexe.Bousculant préjugés et tabous, le musée d'Histoire naturelle d'Oslo présente actuellement une exposition sur l'homosexualité animale, la première au monde consacrée à ce sujet, assurent ses concepteurs.
"Les personnes homosexuelles étant souvent confrontées à l'argument selon lequel leur mode de vie va à l'encontre des principes de la nature, nous avons pensé qu'en tant qu'institution scientifique, nous pouvions montrer que ce n'est pas le cas", explique à l'AFP Geir Soeli, l'organisateur de l'exposition.
"On peut penser ce qu'on veut des homosexuels mais on ne peut pas utiliser cet argument parce que l'homosexualité est très naturelle et très répandue dans le royaume des animaux", ajoute-t-il.
Du scarabée au cygne en passant par des animaux à l'image plutôt "macho", tels le lion ou le cachalot, des cas de comportements homosexuels ont été détectés au sein de quelque 1.500 espèces.
Intitulée "Contre nature?", l'exposition en présente quelques exemples à partir de photos et de reconstitutions.
Sur un cliché, deux bonobos adultes et femelles batifolent, stimulées par un jeune mâle.
Ces primates pacifiques --les plus proches de l'homme avec qui ils partagent environ 99% du patrimoine génétique-- utilisent le sexe comme un moyen de réduire l'agressivité au-delà des barrières d'âge et de genre.
Isolée, épisodique ou régulière, l'homosexualité ou la bisexualité animale sert différentes fins.
Un mouflon mâle peut être exclu du troupeau s'il se refuse à d'autres mâles. "Il lui faut donc s'accoupler avec ses petits camarades pour être accepté. Et en étant accepté, il se construit un réseau social très important qui lui donnera un plus large accès aux femelles ultérieurement", affirme Geir Soeli.
Chez les cygnes et les flamands, il arrive que deux femelles vivent en concubinage. "L'une des deux peut avoir une petite aventure avec un mâle qui fertilise ses oeufs et puis les deux femelles éduquent ensemble leurs oisillons. Comme une famille", ajoute le chercheur.
Dans le cas de certains oiseaux, des mâles, qui disposent d'un plus grand territoire que les femelles, s'installent parfois en couple pour contrôler une aire géographique élargie, ce qui a aussi pour effet d'accroître leur attrait aux yeux des femelles.
Les premières observations écrites d'homosexualité animale remontent à Aristote, le philosophe grec qui, plus de trois siècles avant Jésus-Christ, avait été intrigué par l'attitude équivoque de hyènes mâles entre elles.
Le sujet a ensuite été ignoré pendant de longs siècles, les cas d'accouplements homosexuels étant en général pudiquement considérés comme des rituels de combat entre mâles.
"Ils n'étaient pas décrits comme une activité homosexuelle en tant que telle, comme une pulsion de désir", commente Geir Soeli.
"Mais les animaux ont des instincts très forts (...) Peut-être s'accouplent-ils tout simplement parce que c'est agréable", ajoute-t-il.
Si les enfants des écoles traversent sans broncher la salle du musée d'Histoire naturelle, l'exposition a revanche fait froncer des sourcils dans les milieux chrétiens conservateurs.
Un pasteur de l'Eglise luthérienne a souhaité à ses concepteurs de "brûler en enfer". Un autre de l'Eglise pentecôtiste a estimé que l'argent des contribuables aurait été plus utile à aider les animaux à corriger "leurs perversions et leurs déviances".
31 octobre 2006
BOUDISME ET HOMOSEXUALITE
Le Bouddhisme, qui a pourtant un image moins moralisatrice, n'est pas en reste. Une de ses "voix autorisée", celle du Dalaï Lama, condamne aussi fermement l'homosexualité, la masturbation, la sodomie et la fellation : "Cela fait partie de ce que nous appelons une mauvaise conduite sexuelle. Les organes sexuels ont été créés pour la reproduction entre l'élément masculin et l'élément féminin et tout ce qui en dévie n'est pas acceptable" (interview au Point, 27 octobre 2000). Pour le Bouddhisme, l'avenir des homosexuels est en Enfer.
11 septembre 2006
CATHOLISISME ET HOMOSEXUALITE
Le Catholisisme:
Pour l' Eglise catholique, les gays doivent être accueillis avec respect, délicatesse et compassion et il faut éviter à leur égard des marques de discrimination injuste.
Malgré cela, le catholicisme est opposé à toute forme de reconnaissance religieuse des gays car ce serait placer l'homosexualité sur le même pied que l'hétérosexualité.
Accepter cette reconnaissance remettrait également en question le principe du mariage, fondé sur la différence des deux sexes, qui est nécessaire à la procréation et à l'éducation équilibrée des enfants.
10 septembre 2006
JUDAISME ET HOMOSEXUALITE
L' homosexualité est totalement rejetée par cette religion pour deux raisons principales: elle est contraire au desir naturellement orienté selon Dieu vers l'autre sexe et elle peut manifester le desir de se révolter contre Dieu. Les gays ont la posibilité de se repentir mais on rappelle constament à ceux qui ne le font pas qu' ils sont dans l'erreur. L' homosexualité est LE tabou suprème de la Thora.
Le judaïsme est la plus ancienne des religions du Livre ("Livre" se dit en grec "Biblos" ou "abrahamiques", et la moins importante en nombre de fidèles, principalement du fait de nombreuses conversions, forcées ou non, survenues au cours de l'histoire.
Il est fondé sur la Torah (Loi), qui débute par la création du mondeet raconte la Sortie d'Egypte, le don des Tables de la Loi et des Dix Commandements, puis la Traversée du désert des Hébreux, sous la conduite de Moïse, le prophète qui, sur le mont Sinaï parle face à face avec YHWH, Elohim au Nom ineffable.
Comme dans d'autres religions, l'homosexualité masculine dans le judaïsme est interdite. Les justifications sont de plusieurs ordres :
- Textes du Lévitique où la relation sexuelle entre hommes est présentée comme une « abomination » ("Ne cohabite pas avec un homme comme avec une femme, c'est une abomination" : Levitique 18:22)
- Condamnation du crime d'Onan, c'est-à-dire très précisément du fait de répandre la semence masculine hors du corps d'une femme. Il est utile de remarquer que la sodomie de la femme consentante, est une pratique sexuelle autorisée.
- Centralité du commandement de la Torah« Tu enfanteras ». L'impératif de procréation ne s'adresse cependant qu'aux hommes, ce qui au passage permet de justifier dans certains cas la contraception.
- Importance du mariage dans le judaïsme (à la différence du christianisme, célibat et chasteté ne sont absolument pas recommandés).
On peut alors faire plusieurs remarques :
- silence absolu de la Torah sur l'homosexualité féminine (cela ne veut pas dire qu'elle est considérée ni favorablement ni défavorablement)
- le désir homosexuel n'est pas condamné.
- la Loi léviratique (non applicable aujourd'hui) prévoit la peine capitale. Lévitique 20:13 précise: "Lorsqu’un homme couche avec un mâle comme on couche avec une femme, tous deux ont fait une chose détestable. Ils doivent être mis à mort. Leur sang est sur eux."
09 septembre 2006
ISLAM ET HOMOSEXUALITE
D'abord, avant de parler d'homosexualité, il faut savoir que la vie d'un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation "la Chariâ".
Ce sont des lois basées sur l'interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les "dits" (Hadith) du Prophète et ses gestes.
On distingue, toutefois, les "Sunnites" qui sont les partisans de la "Sunna" à l'opposé des "Chiites" qui vénèrent plutôt son gendre "Ali". La question sexuelle n'échappe pas à l'interprétation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques
(Oulama= savants=théoligiciens de l'Islam)
vis à vis de l'homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu'ils portent sur la sexualité "normale" (hétérosexuelle).
Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.
"La fornication" est un péché capital qui peut aller jusqu'à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l'Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l'islam un don qu'il convient d'accepter, d'en jouir et de s'y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance...)
En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire.
Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: "Le célibataire est le frère du diable" (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s'abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.
A cet égard l'homosexualité, mais surtout plus précisément "l'efféminat" de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.
Le Coran aborde l'homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.
Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair". [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]
Puis son peuple n'eut que cette réponse:
« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu'elle serait du nombre des exterminés. »[57]
Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.
Le terme "Tajhaloun" signifie "ignorer" ce qui atténue, d'après certains auteurs, quelques part, "la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels" et laisse entr'apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu'il ont démenti "un messager de Dieu".
L'exemple" du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d'Al-Arâf (80-82) il figure entre les "exemples" du peuple du "Prophète Salah" et du peuple Madyan et leur "leur frère Chouayb", deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.
Et Loût, quand il dit à son peuple:
« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n' a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]
Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire:
D'autre part, Le Coran promet aux croyants qu'au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l'origine l'adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d'entrer dans l'âge adulte "éphébie").
Les poêtes et les sultans ne cessaient d'invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu'ils entretenaient . Mais pour la plus part des "Oulamas" il n'y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :
« L'homosexualité est la turpitude des turpitudes »,
la condamnation est donc claire et nette.
Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique:
« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l'actif » (le Prophète Mohamed).
...Ce "hadith" ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.
Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la "fornication" entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de "fornication" requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l'honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d'avoir vu l'action de pénétration du membre sexuel du "fornicateur".
D'autre part, pour certaines branches de l'islam, c'est l'émission du sperme qui détermine l'acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c'est le sperme qui contient les germes de vie et c'est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l'acte homosexuel n'est pas susceptible d'engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l'homosexualité.
D'ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l'adultère chez certaines de ces sociétés.
Au lecteur de ces lignes, il apparaîtrait que ces textes traitent de l'acte sexuel dans tous ces détails mais laissent des marges d'interprétation et d'accommodation plus ou moins larges.
SOURCE : http://beurgay.free.fr/islam.htm
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.
« Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82]
Musrif" en arabe signifie "impie et outrancier" alors que la règle en islam, en général, est la modération.
"De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir" (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)
21 septembre 2005
DEFINITIONS DE L'HOMOSEXUALITE
De nos jours, l'homosexualité désigne indifféremment la pratique
de relations sexuelles avec des personnes du même sexe
(perspective comportementaliste ou empirique)
ou l’orientation sexuelle pour des personnes du même
sexe (perspective idéologique).
Le mot s’applique indistinctement aux hommes comme aux femmes.
Définitions
L'homosexualité masculine était autrefois appelée uranisme.
Lorsqu’elle désignait principalement l’attirance d’hommes envers
les adolescents mâles, on utilisait aussi le mot pédérastie,
si bien que par confusion il finit par désigner aussi l’attirance entre
les hommes d’âges semblables. Cet amalgame s’est poursuivi en ce
qui concerne les relations avec des enfants, si bien que les
homosexuels masculins sont parfois soupçonnés de pédophilie.
Or, la sexologie moderne ne retrouve chez les homosexuels masculins
aucune tendance particulière à la pédophilie, par comparaison avec
les hommes hétérosexuels.
Chez les femmes, l’homosexualité est appelée lesbianisme
(ou plus archaïquement saphisme) ; les deux termes font référence à
la poétesse grecque Sapho de l’île de Lesbos, où elle tenait un collège
de jeunes filles, et dont les poèmes passionnés envers ses amies, et la vie entourée d’autres femmes lui ont valu la réputation d’homosexuelle.
Autrefois, on disait tribadisme, qui vient du mot grec tribein, « frotter » ; aujourd’hui ce mot signifie une pratique sexuelle spécifique.
Dans le langage courant, l'appelation gay (ou gais, orthographe standard au Canada) désigne un homosexuel qui assume son identité sexuelle et la revendique . De même chez les femmes on utilise l'appelation lesbiennes (ou gaies).
À cause des perceptions sociales négatives d'une partie de la société envers les homosexuels, plusieurs termes injurieux existent, dont pédé, pédale, enculé, tapette ainsi que fifi et fif (au Canada) pour les hommes gays, et brousse, gouine et brouteuse pour les lesbiennes.
Étymologie et évolution sémantique
Le mot homosexualité et sa déclinaison homosexuel(le) ont été créés au XIXe siècle, dans le cadre de la définition et du classement psychiatrique des déviations sexuelles. Il associe une racine grecque (homo, « semblable ») et une racine latine (sexuel).
Avant cette date, la distinction des différentes pratiques sexuelles ne considérait pas comme pertinente la distinction homo/hétéro, mais comportait nombre de qualificatifs souvent voisins pour désigner des pratiques très diverses. Certains font une distinction entre comportement actif ou passif, ce qui a été le cas dès l’Antiquité, et reste encore vrai aujourd’hui dans beaucoup de cultures, voire de législations.
Les relations entre personnes du même sexe ont vu passer les mots suivants : cinaède, bardache, bougre, sodomite, pédéraste, uraniste, lesbienne, saphiste, tribade, tapette, inverti, antiphysique, pédé, pédale, etc. Certains de ces mots appartiennent au langage argotique, d’autres non.
De nos jours, le mot homosexualité est sorti de la simple définition médico-légale qualifiant des relations sexuelles, pour qualifier également des revendications, de l’art, voire des relations n’ayant rien à voir avec la sexualité.
On utilise souvent le mot pour parler de sexualité avant le XIXe siècle. Ceci fait l’objet d’un vif débat. Certains soutiennent que c’est un abus de la pertinence strictement contemporaine du mot, qui aboutit à dévoyer les débats sur cette question, cas flagrant quand on veut parler de l’homosexualité dans l'Antiquité, et amenant parfois au contre-sens.
D’autres répliquent que, bien que chaque culture approche l’homosexualité d’une façon différente, le phénomène de base a toujours existé ; il leur paraît donc pertinent de discuter l’histoire de l’orientation et des pratiques sexuelles en utilisant les expressions homosexuel, hétérosexuel, bien que les personnes concernées ne se seraient pas reconnues comme telles.











