03 février 2008
L' HOMOPHOBIE
Un comportement hétérosexuel contre nature
Ce livre brosse
premièrement le tableau actuel de la lutte contre l'homophobie dans
notre société. L'évolution du droit et la constitution de groupes de
défense des gais et lesbiennes ont entraîné la mise en place de mesures
éducatives, sociales et politiques dans le but de faire cesser la
discrimination dont les personnes homosexuelles sont victimes. Beaucoup
de travail reste cependant à accomplir dans le sens de l'ouverture des
mentalités sur cette question.
L'homophobie est une forme de
discrimination fondée sur des préjugés qui ont toujours eu cours dans
l'histoire occidentale. Ces préjugés partent d'aussi loin que la Grèce
ancienne et ils sont inscrits profondément dans la mentalité religieuse
judéo-chrétienne. La Bible ouvre la voie aux cruautés que l'Occident
continuera par la suite de réserver aux personnes homosexuelles. Le
fondamentalisme religieux de l'Église médiévale s'en inspirera pour
condamner les homosexuel(le)s au bûcher. L'avènement de la pensée
scientifique et de l'État de droit ne réussira pas à faire cesser la
condamnation et la persécution de ces personnes. C'est ainsi que les
homosexuel(le)s passeront du bûcher à la prison et à l'asile, leur
statut de pécheurs contre Dieu et la religion se transformant
progressivement en celui de fauteurs de trouble social, d'individus
hors normes, de pervers et de malades mentaux.
C'est ce qu'il
faut défaire pour dénoncer et démasquer la profonde injustice de
l'homophobie. L'orientation homosexuelle d'une personne ne justifie en
rien son traitement social au titre d'être inférieur aux autres, réputé
coupable et anormal en raison même de sa différence sexuelle.
Cet essai est divisé en trois parties distinctes :
- le débat actuel concernant le mariage des conjoints de même sexe
- l'homosexualité : un survol historique
- la réfutation des préjugés les plus tenaces qui ont encore cours de nos jours
MON AVIS : Tous et surtout tout nos politiques devraient lire cet ouvrage pour une société plus riche culturellement, et plus équitable !
08 janvier 2008
Un homme dans la Bouche
Blasphème oh mon corps
pourquoi je suis né comme ça
attends-moi en encore
que je vienne jeter un froid
j'ai un petit amoureux
mais il ne me voit pas
j'espere un jour trouver
quelqu'un pour m'accompagner
a man on the moon
a man on the moon
your eyes so your eyes
your eyes so tour eyes
marcher de travers
le ciel pourra m'attendre
n'avoir juste qu'une envvie
rester la vie en l'air
a man on the moon
a man on the moon
your eyes so your eyes
your eyes so tour eyes
I want a pretty mess
I want a beauty dress
I want to feel confess..
(INDOCHINE)
18 novembre 2007
LE CIEL SUR LA TETE
Un week-end, Jérémy fait une visite surprise à ses parents. Tout se déroule dans la bonne humeur générale, mais au moment du départ, Jérémy se décide enfin à révéler le réel motif de sa venue : il a emménagé avec Marc, l'homme qu'il aime.
Aussitôt son homosexualité avouée, il saute dans le train qui le ramène à Paris, laissant ses parents sous le choc.
Questions et doutes viennent à l'esprit de ceux-ci : Qui est au courant ? Depuis combien de temps ? Pourquoi nous l'a-t-il caché si longtemps ?
Le jour de la rencontre avec le petit ami de Jérémy approche. C'est une nouvelle étape, la concrétisation de ce qui n'était jusqu'ici qu'une idée. L'écart se creuse de plus en plus entre le père et la mère pour arriver à une incompréhension totale. Les disputes s'enveniment, ils se rejettent mutuellement la "faute".
01 septembre 2007
MICHEL BERGER
Dés ses début ai été fan de Michel Berger me suis même fait friser les cheveux.
Lors des funérailles de Michel, Jacques Atttali a dit dans le discours qu'il a prononcé en hommage à Michel Berger : «Tout ce qui est rare est fragile. Et Michel était rare, il était à part».
"...Je m'en irai dormir dans le paradis blanc,
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps..."
Michel Berger est un des plus talentueux auteur, compositeur et chanteur français.
Homme de cœur, il fait partie des rares artistes français à s'être engagé de très près dans des œuvres humanitaires, exclusivement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux cotés de France Gall, Richard Berry et Daniel Balavoine, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche.
Le 2 août 1992, la France est en deuil. Elle perd l'un de ses plus talentueux musiciens du XXe siècle ; quelques semaines après avoir sorti, pour la première fois, un album très attendu interprété en duo avec France Gall, Double jeu, Michel Berger meurt foudroyé d'une crise cardiaque dans sa chambre, quelques heures après une partie de tennis alors qu'il passait ses vacances à Ramatuelle avec son épouse. Il est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.
Musicien et compositeur visionnaire, Michel Berger restera un pilier de la chanson française de la deuxième moitié du XXe siècle.
Enfance bourgeoise
Fils d'un célèbre professeur de médecine, Michel-Jean Hamburger naît à Neuilly-sur-Seine, banlieue riche de Paris, le 28 novembre 1947. Le jeune Michel grandit au sein d'une famille cultivée.
Sa mère, Annette Haas, pianiste classique, l'initie au piano tandis que son père, Jean, célèbre professeur en médecine, côtoie et reçoit les grandes figures culturelles françaises, de Bernanos à Troyat.
Son enfance est agréable. Il est entouré de son frère Bernard et de Françoise sa soeur, et la cellule familiale est harmonieuse jusqu'à ce que leur père quitte le domicile conjugal alors que Michel est âgé de dix ans. Ce départ inattendu est un premier choc psychologique pour le jeune enfant, choc qui forme sa personnalité et sa sensibilité.
Scolarité brillante
Michel est un élève studieux du Lycée Carnot de Paris. Après ses cours, il s'exerce à l'écriture et à la composition. Il est déjà un fin pianiste.
Suite à une audition, alors qu'il n'a que quinze ans, Michel est remarqué par le directeur artistique de Pathé Marconi. Début 1963 sort le premier 45 tours du jeune Michel Berger (il a transformé son nom pour l'occasion): Amour et soda.
Jusqu'en 1966, tout en continuant ses études et passant son baccalauréat, Michel enchaîne les 45 tours avec un succès grandissant. Il poussera même les études jusqu'à sa maîtrise de philosophie, dont le sujet portera sur... l'esthétique de la pop music.
Pathé Marconi
Berger accepte un poste de découvreur de talent chez Pathé. Il a seulement dix-huit ans. Sa carrière est lancée de façon inhabituelle. Car s'il continue à chanter et à écrire, c'est aux autres qu'il offre ses tubes.
Le premier, Quand on est malheureux, est interprété par une certaine Patricia et rapporte pas mal d'argent à son auteur. Puis il écrit Les girafes pour Bourvil, dans un registre plutôt inattendu.
Mais sa seconde découverte artistique rentre dans les annales de la chanson. En 1966, il rencontre Véronique Sanson et devient son compagnon-compositeur. Leur liaison durera jusqu'en 1972.
Touche à tout un peu paresseux (selon les dires de France Gall), Michel ne sortira son premier album qu'en 1971, soit huit ans après son premier 45 tours. Puzzle, sorti chez Pathé, ne rencontre pas le succès escompté. Le chanteur quitte la maison de disques et rentre en 1972 chez WEA en tant que directeur artistique.
Sanson (et Berger)
Cette même année sort Amoureuse, le magnifique premier album de Véronique Sanson, entièrement réalisé par Michel Berger. Besoin de personne, le premier extrait du disque, est encore aujourd'hui l'un des plus grands succès de la chanteuse.
Alors que le couple prépare la sortie du deuxième album de Véronique, cette dernière quitte Michel sans raison apparente, le laissant dans le désespoir. Tout comme lors du départ de son père, le chanteur se réfugie dans la musique et publie, en 1973, Coeur brisé, un album au titre significatif.
Il lui faut maintenant compter sans Véronique. Il choisit alors d'exprimer son talent par la bouche d'une grande chanteuse des années yé-yé: Françoise Hardy.
Celle-ci, charmée par les chansons de Michel, et désireuse de casser son image d'adolescente, se fait écrire en 1973 Message personnel, album dont le titre phare est aujourd'hui un standard de la chanson française. Sans conteste, tout ce que touche Berger est d'or.
France Gall
Et une jeune chanteuse déjà célèbre, compagne de Julien Clerc, va profiter du talent du compositeur. France Gall quitte tout pour lui en 1974. Le couple Berger-Gall naît à cette époque et ne prendra fin qu'à la mort du chanteur.
C'est le début d'une longue collaboration sentimentale et professionnelle dont le premier fruit est un énorme succès: La déclaration sort en 1975 et présente au public une France Gall transformée, très loin de la jeune fille qui remporta l'Eurovision en mars 1965 avec le titre de Gainsbourg Poupée de cire, poupée de son.
Cette femme, plus mûre, devient l'épouse de Michel le 22 juin 1976, à Paris. Le couple s'installe à Rueil Malmaison, près de la capitale, et les deux artistes continuent leur carrière respective.
Starmania
Mais le plus grand succès de la fin de ces années 1970 n'est pas un album de Michel ni de France. Il s'agit incontestablement de l'opéra rock Starmania, écrit par Berger et Plamondon, et dans lequel figurent Balavoine, Gall, Dufresne, Thibeault, Dubois, etc.
Vingt-cinq ans après sa sortie en 1978, cette comédie musicale, adaptée en anglais en 1992 avec Cindy Lauper, Céline Dion, Tom Jones et Peter Kingsberry, est un succès planétaire.
La même année, en 1978, Pauline, le premier enfant du couple naît et illumine cette famille exemplaire et discrète. Raphaël suivra en avril 1981, apportant au couple une harmonie parfaite.
Perfection
Les années passent et les succès s'enchaînent. Ceux de France (Donner pour donner avec Elton John, Tout pour la musique, Résiste, ...) mais aussi ceux de Michel (La groupie du pianiste, Celui qui chante, Quelques mots d'amour, ...).
Après une expérience scénique réussie en 1980, Michel écrit pour le cinéma (Tout feu tout flamme) et part en tournée, fidèle à son précepte de tout essayer (BO de film, comédie musicale, composition, chant, tournées, ...).
De plus, les voyages qu'il entreprend alors sur les continents asiatiques et américains lui donnent le goût de s'ouvrir aux autres. Ainsi se lance-t-il avec son épouse dès 1985 dans l'aide humanitaire. Aidés par leur ami Balavoine, les deux chanteurs soutiennent Action école, association destinée à apporter un appui financier au développement de l'éducation en Afrique.
Afrique
Totalement investis dans cette aventure, et suite au décès de leur ami Balavoine en janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère, Berger et Gall tombent en admiration devant ce continent meurtri.
Outre l'aide financière et humanitaire qu'ils apportent, ils tirent de cette expérience un album pour France: Babacar. Le couple achète de plus une maison à Dakar au Sénégal, maison dans laquelle France s'abrite encore souvent aujourd'hui.
Après cette aventure africaine, Michel élargit son répertoire d'interprète en écrivant pour le plus populaire des chanteurs français: Johnny Hallyday. Et quel album ! Rock and roll attitude est un des albums les plus accomplis de Johnny qui, grâce à cette cure de jouvence, conquiert un public de plus en plus jeune.
L'éternité
Chaque composition de Berger est attendue avec impatience par un public fidèle, quel que soit l'interprète: France Gall, Johnny ou lui-même. Il en va de même pour la reprise de Starmania en 1989 et sa nouvelle comédie musicale en 1990, La légende de Jimmy, hommage à James Dean interprété entre autres par Diane Tell.
Après avoir perdu son frère Bernard en 1981, c'est au tour de son père Jean de décéder en ce début d'année 1992. Ce choc affecte beaucoup Michel, qui voit disparaître un à un ceux qu'il aime.
S'il trouve, comme d'habitude, le réconfort dans le travail et sort, la même année, l'album Double jeu, premier album chanté en commun avec France, le destin en décide autrement. En vacances dans sa propriété du Var, à Ramatuelle, Michel Berger est victime d'un infarctus le 3 août 1992. A 44 ans, il laisse une femme, deux enfants et des millions de fans à travers le monde.
Encore aujourd'hui, au travers des dizaines de tubes qu'il a écrits, Michel Berger continue de bercer notre vie. De La déclaration à Quelque chose de Tennessee, en passant par La groupie du pianiste, Le paradis blanc, Evidemment, Cézanne peint ou Message personnel, le répertoire de Michel Berger est l'un des plus populaires et des plus appréciés des vingt dernières années.
29 juillet 2007
THE BUBBLE
Trois jeunes israéliens, Noam, disquaire, Yali, gérant de café, et Lulu, vendeuse dans une boutique de produits de beauté, partagent un appartement dans un quartier branché de Tel-Aviv, symbole de cette « bulle », surnom donné à la ville. Dans ce cocon quasi déconnecté de la réalité des territoires et des conflits politiques qui agitent le pays, ils mènent une existence tout à fait ordinaire, préférant se concentrer sur leur vie amoureuse. Leur quotidien va pourtant être bouleversé par l'arrivée d'Ashraf, un Palestinien dont Noam tombe amoureux lors d’un incident au Check Point de Naplouse.
Noam, Yali et Lulu, auxquels on s'attache vite, partagent un appartement dans "la bulle", quartier trendy d'une ville tournée vers l'Occident. La jolie Lulu (Daniela Wircer), vendeuse dans une boutique de produits de beauté, n'a pas la langue dans sa poche et venge ses déboires sentimentaux sur les clients. Yali (Alon Friedmann) est gérant de café, gay, un tantinet sarcastique et raisonnablement excentrique. Noam (Ohad Knoller, vu dans Munich) travaille dans un magasin de disques, il rentre d'un séjour obligatoire sous les drapeaux, en poste à un checkpoint. C'est là qu'il a rencontré Ashraf (Yousef Sweid). Celui-ci le rejoint à Tel-Aviv, bouleversant un quotidien rattrapé par la réalité politique et sociale.
Eytan Fox, la quarantaine, est né à New York, a grandit à Jérusalem et étudié, après son service militaire, à l’école de cinéma de Tel Aviv. Il partage sa vie et ses films avec Gal Uchovsky, scénariste et producteur, journaliste culturel célèbre, acteur de l'ouverture des médias israéliens dans les années 1980.
Avec Yossi & Jagger (2002) puis le remarqué Tu marcheras sur l'eau (2004), Eytan Fox a montré la difficulté d'être homosexuel, particulièrement pour les militaires, dans une société au sionisme machiste et à l'extrémisme orthodoxe homophobe. En témoignent les troubles causés par le passage de la Gay Pride à Jérusalem (et les ultras tentant tantôt de poignarder les manifestants, tantôt de se faire exploser parmi eux). Le réalisateur considère néanmoins que la société israélienne est tolérante, en partie car la guerre conduirait les parents à accepter un enfant gay, l'essentiel étant qu'il soit en vie.
Côté arabe, la vigueur du tabou est illustrée par la sœur d'Ashraf, qui refuse d'admettre son homosexualité. Un tabou qui a aussi posé des difficultés sur le tournage, quand il a fallu trouver un acteur qui accepte de jouer le père du jeune palestinien.
Il est plus facile d'assumer son homosexualité à Tel-Aviv, surtout dans la rue Shenkin. Entre les cafés et boutiques à la mode, il y règne un certain état d'esprit, alter et arty. Uchovsky et Fox vivent eux-mêmes dans cete "bulle" culturelle et chamarrée. Les jeunes sortent, flirtent, vont au théâtre, écoutent de la musique avec une relative insouciance. Ils sont sans complexe, et les dialogues provocateurs sont assez amusants (du caractère "pas très sexy" de l'holocauste à l'aspect "explosif" du sexe). Ils sont loin de l'image d'une société en perpétuelle crise de paranoïa face au terrorisme. Mais parce qu'ils sont plus protégés que les autres des troubles du pays, ils sont accusés d'irresponsabilité. Pour le réalisateur, il ne s'agit que d'un mécanisme de survie. Une volonté d'oubli qui expliquerait par exemple que beaucoup d'Israéliens se réfugient dans la drogue à leur retour du service militaire.
Les personnages de The Bubble, bercés par une pop de bon goût, les chansons de la star et icône gay Ivri Lider notamment, ne sont pas pour autant dénués de conscience politique. Ainsi Lulu et Noam font partie d'un groupe anti-occupation qui organise une rave pour la paix. Et s'ils veulent oublier le conflit qui déchire la région, la réalité les rattrape immanquablement.
Les flashbacks à Jérusalem montrent l'absurdité des divisions entre peuples juif et arabe. Ils évoquent aussi le passé du réalisateur, la lutte de sa mère pour préserver la mixité d'un quartier de la ville sainte. Elle appartenait à un groupe de femmes se rendant aux checkpoints pour vérifier que les soldats se comportent respectueusement. Les checkpoints, lieu d'humiliation, sont le quotidien des Palestiniens. Bien que symboliques (avec l'accouchement par exemple), les scènes qui s'y déroulent sont empreintes de réalisme.
Quand Ashraf commence à travailler pour Yali, il doit garder son identité secrète. Sans permis de travail et de peur d'être dénoncé, il est contraint de fuir à Naplouse, où il retrouve sa sœur qui se marie à un chef local du Hamas. Balles perdues en Palestine, attentats en Israël, la guerre revient au premier plan, pour un dénouement dramatique attendu. Mais le réalisateur ne souligne-t-il pas là l'horreur d'une tragédie devenue prévisible et inévitable ?
Optimisme ou désillusion, le film ne tranche pas, comme ces deux peuples sont privés de choix, par des gouvernements militaristes ou par des groupes terroristes. Reste la soif de vie, de plaisir, de bonheur des personnages, dont le cœur recèle un précieux espoir.
Si la mise en scène est moins téméraire que le ton, la photographie est réussie, et les décors sont réalistes. Les scènes d'amour sont, homo ou hétéro, sensuelles et délicates. Les portraits sont drôles et sensibles, les interprétations impeccables. Eytan Fox signe un quatrième long-métrage léger et engagé, d'autant plus séduisant que ne sont pas légion, sur le conflit israélo-palestinien, les regards originaux et humains.
The Bubble
Un film d'Eytan Fox
Avec Ohad Knoller, Yousef Sweid, Daniela Wircer et Alon Friedmann
Sortie en salles le 4 juillet 2007
SOURCE :http://www.fluctuat.net/5443-The-Bubble-Eytan-Fox
19 juin 2007
UNE VIE DE GUY DE MAUPASSANT
Un ami (M.) m'a offert ce livre que j'ai super apprécié .
Premier roman de Guy de Maupassant qui présente un tableau de la condition féminine au XIXe siècle. Une vie rapporte les événements affectant le destin de Jeanne. Cette histoire nous montre en détail les étapes successives de la déchéance de cette jeune aristocrate entre 1819 et 1848. Tout s'effrite peu à peu, dans cet univers sans espoir. Une vision pessimiste, du monde et d'une société marquée par le Code civil et l'inégalité des sexes. Une réflexion sur la marche de l'Histoire qui s'inscrit dans la lignée de fictions historiques, très répandues au XIXe siècle.
Ce titre est d'une simplicité trompeuse. Roman historique, réaliste et psychologique, Maupassant écrit une belle intrigue romanesque autour des illusions perdues. Dans un style concis et sans fioriture, il alterne habilement les moments de drame et de répit. L'auteur privilégie l'action et laisse parler ses personnages sur lesquels il porte quelques jugements ironiques et souligne le ridicule. Maupassant aborde de nombreux thèmes tels que l'argent, l'amour en fuite, la solitude, la mort. Une fois encore, nous pouvons admirer la grandeur et la simplicité de cette œuvre riche en descriptions. Une composition vibrante d'humanité et de naturalisme.
Carole Garcia
08 juin 2007
Udo Jürgens 1966
Le seul à avoir participé 3 fois de suite à l'Eurovision (pour l'Autriche). La troisième fois était la bonne, il a gagné EN 1966 avce MERCI CHERIE. Ca paraît ringard maintenant, mais ce slow a eu un succès énorme dans les années 60 (quand on savait faire de bons slows). Quel mec a envie de danser avec moi ce slow?
| Paroles : | |
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01 juin 2007
MERCI MARGUERITE
Jeudi soir je suis allé voir le spectacle de Benjamin Lefebvre (programmé dans le festival gay et lesbian par l'assoc de la GP de Lille).
Si vous n'êtes pas allé vous avez raté un spectacle d'une trés grande qualité plein d'humour . Il s'agit de la naissance de Marguerite.
Qui est MARGUERITE ?
une créature mi-femme, mi-vache. Alors qu'elle attend désespérément un invité pour un dîner aux chandelles, elle revient avec humour sur son parcours, de sa Normandie natale à Paris.
Marguerite est drôle, tendre,les mots sont jolis ,l'histoire profonde sur la différence des genres, la solitude .
Le décor est beau ainsi que les costumes , pas de temps mort.
Si toutes les vaches étaient comme comme Marguerite je serais toujours dans les prés.
En fin de spectacle j'avais envie de me lever et d'inviter le public à faire "meuh" au lieu d'applaudir , je n'ai pas osé.
Si la vache de Wisques avait été comme Marguerite j'y serais resté.(désolé seul mes amis proche comprendront concernant cette vache là.)
Merci à BENJAMIN pour la qualité de son spectacle et ce grand moment de bonheur.
Merci à Sandrine et son équipe pour la qualité de la programmation de cette semaine.
11 avril 2007
DALIDA ICONE GAY
Dalida, de son vrai nom Yolanda Gigliotti, est née au Caire le 17 janvier 1933. Issue d'une famille italienne immigrée en Egypte au début du siècle, elle est la seule fille parmi deux frères, Orlando son aîné et Bruno, le cadet. Leur père, Pietro est violoniste à l'opéra et leur mère, Giuseppina s'occupe de la maisonnée, installée dans le quartier de Choubra, où arabes et occidentaux cohabitent en bonne entente. La petite Yolanda subit dès l'âge de quatre ans sa seconde intervention ophtalmique. Ses yeux se sont infectés quand elle avait à peine dix mois. Très marquée par ces problèmes, elle se considérera longtemps comme un "vilain petit canard" car elle sera obligée de porter des lunettes. A l'âge de treize ans, uniquement par coquetterie, elle les jette par la fenêtre et voit ainsi son environnement complètement flou.
Elle a une enfance et une adolescence tout à fait ordinaire pour une jeune fille de la petite bourgeoisie immigrée. Elle va à l'école catholique tenue par des religieuses, se promène avec ses camarades dans le quartier et participe aux représentations théâtrales scolaires où elle semble avoir un certain don. Adolescente, elle se destine à une carrière de secrétaire. Elle subit à nouveau une intervention ophtalmique. Elle se rend compte que les regards ont changé à son égard. Elle ressemble maintenant à une vraie femme. En 51, elle se présente en douce à un concours de beauté. Après publication de photos en maillot de bain, c'est le scandale dans la famille. Puis le calme revient, laissant à tous le sentiment que ce n'était qu'un moment d'égarement.
En fait, c'est le vrai déclic pour celle qui est fascinée par les actrices américaines, leur beauté et le monde dans lequel elles vivent. Dalida commence à travailler. La seconde entreprise dans laquelle elle travaille n'est autre qu'une maison de couture, Donna. Là, elle apprend le métier de mannequin. En 54, elle se présente au concours de Miss Egypte, et gagne le premier prix. Elle est engagée comme actrice, sorte de vamp brune à l'oil de braise, pour tourner dans des films au Caire, le Hollywood de l'Orient. Elle est repérée par un réalisateur français du nom de Marc de Gastyne. Yolanda devenue Dalida, rêve de Paris. Malgré les réticences de sa famille, le jour de Noël 54, elle décolle pour la capitale française.
En fait, elle se retrouve vraiment seule dans cette grande ville froide. Elle est obligée de se débrouiller avec de faibles moyens. Les temps sont difficiles. Elle commence pourtant à prendre des cours de chant. Son professeur est tyrannique mais efficace. Il l'envoie faire un essai dans un cabaret des Champs-Elysées. Elle y fait ses premiers pas de chanteuse. Elle roule les "r" mais fait preuve déjà d'un grand professionnalisme. Elle est ensuite embauchée à la Villa d'Este, autre club légèrement plus huppé que le précédent. Elle y est présentée comme la "Révélation de la chanson française".
Bruno Coquatrix qui vient de racheter un vieux cinéma parisien, l'Olympia, anime une émission de variété, "Numéros un de demain" sur la station de radio, Europe 1. Dalida est invitée et elle choisit d'interpréter "Etrangère au Paradis". A cette occasion, elle rencontre deux hommes qui chacun dans leur domaine ont des ambitions bien affirmées : Lucien Morisse, directeur artistique d'Europe 1, et Eddy Barclay, éditeur de disques. Ils sont décidés à trouver la perle qui leur permettra de lancer leurs entreprises respectives. Dalida semble être l'artiste qu'il leur faut.
Elle enregistre son premier 45 tours chez Barclay, "Madonna", sur les conseils avisés de Lucien Morisse en 55. En fait c'est avec "Bambino" que Dalida va vraiment s'imposer. Le nouveau 45 tours est matraqué toute la journée sur les ondes d'Europe 1, opération pilotée par Lucien Morisse. C'est un immense succès. 1956 est pour Dalida l'année de tous les succès. Elle fait ses premiers pas à l'Olympia en vedette américaine de Charles Aznavour. "Bambino" la propulse et le public l'accueille avec enthousiasme. Il en redemande. C'est chose faite en septembre où on frise l'émeute à l'entrée. Dalida fait désormais les couvertures des magazines. Le 17 septembre 57, elle reçoit son disque d'or pour le 300.000ème exemplaire de "Bambino".
Lucien Morisse est devenu plus qu'un pygmalion pour la jeune chanteuse. Une idylle est né entre eux qui n'est pas toujours évidente à assumer car le directeur artistique d'Europe 1 est déjà marié. Il envisage sérieusement de divorcer car leur liaison est mal perçue. Pour Noël 57, Dalida enregistre la chanson qui est son deuxième succès important, "Gondolier". En 58, elle reçoit l'Oscar de Radio Monte-Carlo, qu'elle garde sept ans de suite. Puis, elle part en tournée. Elle passe ensuite à Bobino où elle triomphe avec, entre autres, dix chansons classées dans les hit-parades. L'année suivante, elle commence une tournée dans le pays de ses grands-parents, l'Italie. Elle y connaît un grand succès qui va bientôt s'étendre à toute l'Europe.
Après un faux départ pour les Etats-Unis où certains la voyaient déjà en haut de l'affiche, elle retourne en triomphatrice au Caire, sa ville natale. Elle est fastueusement reçue. La presse l'encense et la surnomme "la voix du siècle". Elle retrouve sa famille, mais les choses ont changé depuis son départ. De retour en France, elle rejoint Lucien Morisse à Paris qui continue à lui faire enregistrer des succès. La relation qu'ils entretiennent en dehors de leur vie professionnelle est difficile à comprendre pour l'extérieur, car il semble qu'elle se soit usée avec le temps. Le mariage tant attendu, tarde à se faire. Le 8 avril 61, après de nombreuses tergiversations, ils se marient à Paris.
Elle fait venir sa famille dans la capitale française puis part en tournée tout de suite après le mariage. A cette occasion, elle rencontre Jean Sobieski lors d'une escale à Cannes. Elle tombe amoureuse de lui. Un bras de fer va alors commencer entre elle et Lucien Morisse. Malgré sa dette artistique envers lui, elle désire retrouver sa liberté, ce qui est difficile à accepter pour le nouveau marié. Il finira par s'y faire. Malgré sa nouvelle passion, Dalida n'oublie pas sa carrière. La vague yéyé débarque en France. En décembre 61, elle passe à l'Olympia pour la première fois en vedette. La première partie s'appelle Richard Anthony. Les jeux sont loin d'être faits car Dalida ne fait plus office de jeune première dans le monde du showbiz. C'est pourtant un triomphe. Cela réconforte la chanteuse et ses fans. Elle se produit durant un mois dans la salle qui accueille plus de deux mille spectateurs par soir. Puis elle part en tournée, notamment à Hong Kong et au Vietnam, où elle est une véritable idole.
L'été 62, Dalida chante "Petit Gonzalez" et obtient à nouveau le succès qui la suit depuis longtemps. Elle touche avec cette chanson gaie et rapide un public plus jeune. A cette époque, elle achète sa fameuse maison de Montmartre. La maison qui ressemble au château de la Belle au Bois dormant est en fait perché sur un des quartiers les plus célèbres de Paris. Elle y demeurera jusqu'à la fin de sa vie. Après le divorce avec Lucien Morisse, son emménagement dans sa nouvelle maison, Dalida finit par rompre avec Jean Sobieski. Elle prend un peu de recul. Elle se métamorphose, devient plus sophistiquée et continue son travail d'autodidacte en lisant toujours plus. En août 64, elle achève sa transformation en devenant blonde. Le changement de couleur peut paraître anodin, pourtant il reflète un changement psychologique.
Le 3 septembre, elle reprend l'Olympia en toute confiance cette fois-ci. Elle est de fait, la chanteuse préférée des français, ayant survécu à la vague yéyé et toujours présente dans le milieu de la variété européenne. En 65, elle chante "La danse de Zorba" sur la musique de Théodorakis qui composa la bande originale du film "Zorba le Grec". Nouveau succès. Mais elle rêve de mariage et aucun prétendant ne se profile à l'horizon. La chanson lui prend tout son temps, entre galas et enregistrement de disques. Fin 66, son jeune frère Bruno, venu la rejoindre depuis quelques années à Paris, et qui pour les besoins de sa carrière a pris le nom de son frère aîné, Orlando, prend en main la carrière de sa sour. Rosy, leur cousine est devenue la secrétaire de la chanteuse. Tout se passe en famille.
En octobre 66, la maison de disques italienne RCA lui présente un jeune auteur-compositeur plein de talent Luigi Tenco. Ce jeune homme fougueux et contestataire fait forte impression à Dalida. Pour une nouvelle campagne italienne, le label décide de présenter la chanteuse au Festival de San Remo. Luigi se charge d'écrire la chanson. De nombreuses rencontres ont lieu entre les deux artistes. Une réelle passion naît entre eux. Ils décident de se présenter à San Remo tous les deux pour, en fait, la même chanson lors du gala du Festival en janvier 67 : "Ciao Amore". La pression est forte car Dalida est une star en Italie et Luigi Tenco un jeune débutant. A cette occasion, ils annoncent à leur proche leur mariage prévu en avril. Malheureusement, la soirée tourne à la tragédie. Luigi Tenco, extrêmement angoissé, et sous l'effet de l'alcool et de tranquillisants, ne supporte pas que le prix échappe à l'un et à l'autre. Il fustige les membres du jury et dénonce la mainmise de l'argent sur le festival. Dégoûté et incompris, il se suicide dans la chambre de son hôtel. Dalida est anéantie. Quelques mois plus tard, désespérée, elle tente à son tour de se suicider à l'aide de barbituriques.
Cet épisode malheureux augure en fait, une nouvelle ère dans la carrière de Dalida. La voilà presque introvertie cherchant l'apaisement mais pourtant décidée à reprendre les choses en main. C'est le début de la période "Madone" en robe longue blanche. Durant l'été, plus ou moins rétablie, elle se produit pour quelques dates dans toute la France. La dévotion du public semble éternelle pour "Sainte Dalida", comme la surnomme la presse.
Le temps de "Bambino" est révolu. Elle lit maintenant beaucoup, s'intéresse à la philosophie, se passionne pour Freud et s'initie au yoga. L'élévation de l'âme est désormais sa seule raison de vivre. Mais sa carrière continue : elle retourne en Italie pour participer à une célèbre émission de télévision, et le 5 octobre, remonte sur la scène de l'Olympia. La renaissance passe par là et c'est une nouvelle fois un triomphe. Au printemps 68, elle repart en tournée à l'étranger. En Italie, elle reçoit le grand prix de la chanson, "Canzonissima".
Toujours à la recherche d'elle-même, Dalida entreprend plusieurs voyages en Inde pour suivre les enseignements d'un sage. En même temps, elle commence une analyse selon la méthode de Jung. Tout cela semble l'éloigner de la chanson qu'elle n'oublie pourtant pas. En août 70, au cours d'une tournée avec Jacques Dutronc, elle retrouve le succès populaire avec "Darladiladada". A l'automne, elle rencontre Léo Ferré lors d'une émission de télévision. Dès son retour à Paris, elle enregistre "Avec le temps" qu'elle tend à populariser. Elle ne veut plus chanter que des chansons qui ont à ses yeux un intérêt, et une dimension poétique. Bruno Coquatrix, patron de l'Olympia ne croit pas dans ce nouveau répertoire. Devant son hésitation à lui trouver une date, Dalida décide de louer elle-même la salle, pendant trois semaines fin 71. Son pygmalion, Lucien Morisse n'est plus là pour la soutenir, il s'est en effet suicidé en septembre 70. Dalida doute énormément en entrant sur scène. Mais le succès est total, une fois de plus.
Elle semble à partir de 1972, avoir acquis une certaine sérénité. Son entourage et ses fans peuvent le constater. Elle enregistre avec son ami de toujours, Alain Delon le fameux duo "Parole Parole" (adaptation d'une chanson italienne), qui sort début 73. Cela devient en quelques semaines, le n°1 des hit-parades de France et du Japon, où l'acteur est une star. Le début des années 70 constitue une période faste professionnellement. Elle semble en cela, être aidée par son nouveau compagnon, chevalier servant à la personnalité un peu floue, mais très dévoué à la chanteuse. Richard Chanfray, qui se fait appeler le Comte Sain-Germain est sans doute un peu mythomane mais elle l'accepte tel qu'il est. Il lui redonne le goût de vivre. Elle entre maintenant dans la phase "star hollywoodienne" où sa féminité est mise en avant. Richard Chanfray est pour quelque chose dans le fait que la spiritualité tellement recherchée durant une certaine époque, soit quelque peu mise de côté.
Pascal Sevran, jeune auteur de chansons, lui propose en 73 une chanson qu'elle accepte avec réticence. A la fin de l'année, elle enregistre "Il venait d'avoir 18 ans". Le titre devient n°1 dans neuf pays dont l'Allemagne, où elle vend 3,5 millions d'exemplaires. Le 15 janvier 74, elle remonte sur la scène de l'Olympia et présente à la fin du tour de chant une nouvelle chanson "Gigi l'Amoroso". Elle dure 7mn30, est à la fois chantée et parlée et contient de nombreux chours. Ce titre reste le plus grand succès mondial de Dalida, numéro un dans douze pays
Elle part ensuite pour une grande tournée au Japon. Fin 74, elle part pour le Québec. Quelques mois plus tard, elle y retourne, avant d'aller en Allemagne. En février 75, elle reçoit le prix de l'Académie du disque français. Elle enregistre ensuite une reprise de Rina Ketty qu'elle écoutait déjà en Egypte en 38 "J'attendrai". Nouveau grand succès. Dalida sort l'année suivante, un album entier de reprise comme "La vie en rose". Ce répertoire convient bien à la chanteuse qui redonne de nouvelles couleurs à ces titres typiquement français.
Les années 70 voient le développement des émissions de télévision consacrées à la variété. Elle en profite largement car elle y est souvent invitée aussi bien en France qu'à l'étranger. Elle entretient ainsi à moindre frais, sa popularité. Dans les pays arabes, Dalida est fortement appréciée. On la sait originaire du Caire en Egypte. Cela renforce les liens que le public peut entretenir avec elle. Son retour dans les années 70, en Egypte et ses voyages au Liban, lui donne l'idée de chanter en arabe. Elle reprend en 78, une chanson du folklore égyptien "Salma Ya Salama". Le lancement se fait en France et au Moyen-Orient. Le succès est vertigineux. Elle l'enregistre finalement en sept langues.
La même année, Dalida change de maison de disques : de Sonopress, elle passe chez Carrère. Le passage se fait avec succès car elle enregistre à ce moment-là "Génération 78", sorte de medley à la sauce disco, très en vogue à cette période. La chanteuse n'abandonne pas la partie, elle est toujours présente dans ce métier si exigeant et montre une certaine ténacité à vouloir rester une star. Les américains adorent ce genre d'artiste, si glamour et professionnelle en même temps. Ils la contactent pour un show à New York. C'est ainsi que le 29 novembre 78, elle monte sur la scène du Carnegie Hall. La salle est déchaînée. Dalida inaugure une nouvelle chanson que le public adore immédiatement "Lambeth Walk", sorte de rengaine des années 20. La presse locale l'encense. Dalida savoure son succès américain.
De retour en France, elle continue sa carrière discographique. Durant l'été 79, son nouveau tube s'appelle "Monday Thuesday". Dalida surfe sur la vague disco avec aisance, s'accaparant une fois de plus une mode qui n'est pas vraiment de sa génération. En juin, elle retourne en Egypte pour chanter. C'est la première fois qu'elle va chanter en égyptien. Elle a d'ailleurs sorti un second titre en arabe "Helwa Ya Baladi" qui eut le même succès que le précédent. Son voyage est très attendu, le public est présent et Anouar El Sadate, le président égyptien reçoit la chanteuse à cette occasion. Elle est très impressionnée. Elle part ensuite pour une tournée dans les Emirats puis rentre en France.
Le début des années 80 démarre par un feu d'artifice. Dalida, alors au faîte de sa gloire, se produit au Palais des Sports à Paris du 5 au 20 janvier 80 pour un show à l'américaine, avec douze changements de costumes en strass et plumes. La star est entourée de onze danseurs et de treize musiciens. Une véritable chorégraphie comme à Broadway, a été imaginée pour ce spectacle grandiose de plus de deux heures. Les dix-huit représentations font salle comble. Elle part ensuite pour une tournée triomphale jusqu'à l'automne.
Après sa rupture douloureuse avec le Comte Saint-Germain, Dalida comme toujours, se lance dans un travail acharné pour oublier sa vie privée chaotique, où elle finit toujours par se retrouver seule. Elle représente le spectacle du Palais des Sports à l'Olympia en mars 81. Pour la première, on lui remet un disque de diamant pour 80 millions de disques vendus dans le monde, cinquante-cinq disques d'or interprétés en sept langues et l'ensemble de sa carrière. Puis infatigable et professionnelle, elle repart en tournée.
Les deux années qui suivent sont marquées par sa prise de position en faveur du nouveau président de la République française, François Mitterrand. Son engagement plus amical que politique lui vaut des critiques qui la desservent professionnellement. Une campagne de presse est même déclenchée et début 82, elle décide de prendre du recul. Elle part durant un an environ pour un long tour du monde. En avril 83, elle revient et enregistre un nouvel album sur lequel on trouve des chansons comme "Mourir sur scène" et "Lucas". La cabale contre elle est terminée et pourtant elle se sent trahie par ce pays d'adoption qui l'a vu s'épanouir. Le 20 juillet de la même année, un nouveau coup va déstabiliser la chanteuse. Richard Chanfray se suicide à Saint-Tropez dans le sud de la France. Dalida est très affectée par la mort de son ancien compagnon, son enthousiasme professionnel en est altéré. Son entourage remarque sa baisse de tonus. Elle a des trous de mémoire et perd confiance en elle.
En 84, elle repart tout de même en tournée, réclamée par ses fans qui considèrent qu'elle se fait trop rare. Puis elle va en Arabie Saoudite pour une série de récitals. En 85, elle subit deux opérations ophtalmiques qui lui rappellent de très mauvais souvenirs. En 86, sa carrière prend un tournant assez inattendu : bien qu'elle ait déjà joué au cinéma, aucun grand rôle ne lui a été proposé jusqu'au jour où Youssef Chahine, grand metteur en scène égyptien décide que Dalida sera l'interprète de son nouveau film, adaptation d'un roman de l'écrivain Andrée Chédid, le "Sixième jour". Elle joue le rôle d'une jeune grand- mère. Le tournage est difficile mais toujours aussi "pro", Dalida est très assidue. Cela lui tient à cour. D'ailleurs, sa carrière de chanteuse commence à la lasser. Le besoin de chanter a presque disparu. Les critiques de cinéma saluent à la sortie du film, la naissance d'une grande actrice dramatique. Cela conforte Dalida dans l'idée que les choses peuvent et doivent changer.
Dans sa vie privée, pourtant, rien ne change vraiment. Elle a en effet, une liaison secrète avec un médecin, qui se finit assez mal. Dépressive, Dalida a du mal à remonter la pente. Elle ne supporte plus la souffrance morale et met fin à ses jours le 3 mai 87. Véritable chanteuse populaire, celle qui déclarait "le public a pour moi le visage de l'amour", et que les drames intimes ont fini par détruire, a laissé une image de diva que personne ne peut contester. Aujourd'hui, une place à Montmartre, quartier qu'elle aimait tant, porte son nom.
27 mars 2007
LES FATALS PICARDS
à découvrir c'est un Ami qui me l'a offert pour mon anniversaire je ne connaissais absolument pas c'est super ci dessous à titre d'exemple :
Et Puis Merde, Je Vote A Droite! Fatals Picards (Les) lyrics
La France pays d'assistés, je les supporte de moins en moins
A commencer par mon voisin
Ah mais c'est sympa ce qui passe à la radio
Pourquoi je n'aimais pas Sardou c'était idiot
Pourquoi toujours aider les gens,
Mon chien préféré c'est le berger allemand,
La vérité me frappe enfin maintenant
C'est chacun pour soi, et dieu choisit les méritants
Et tant pis si il faut
Que j'mette des mocassins ou des bateaux
Ça me gène pas si ma fille doit
Apprendre le clavecin ou le haut bois
Et puis merde je vote à droite
Juste pous savoir comment ça fait
Et puis merde je vote à droite,
Je serai sûrement riche tout de suite après
Et après, et après je vous mépriserais
Ça me rendait malade la fête de l'huma
Au Puy du Fou la je me sentais chez moi
Et s'il fallait tout confesser
C'est seulement à vulcania que j'ai pris mon pied
J'pourrai m'acheter un p'tit 4x4 même un gros
On va pas m'demander d'être écolo
J'revends mes disques de Jean Ferrat
Mais qu'il est drôle ce Laurent Gerra
Et tant pis si il faut que j'lise Le Figaro dans l'métro
Ça m'gêne pas si je dois être le seul atrio qu'applaudit pas
Et puis merde je vote à droite fini d'être culpabilisé
Fini l'partage diplôme, mérite, ceux qui foutent rien ben on les pique
Ça boostera les statistiques
Chérie deux ça suffit pas, c'est pas assez
On va faire cinq enfants, revendre notre stérilet
Tu vas quitter ton travail pour mieux tenir la maison
Et toi ma fille plus jamais en pantalon
Le chômage va reculer, s'infléchir
Mon chien va sur'ment s'mettre à m'obeir
Les poubelles ne s'ront plus renversées
Les mauvais eboueurs s'ront plus régularisés
Et tant pis si il faut
Que j'passe quinze heures par jour au bureau
Ca m'gêne pas si on doit
Supprimer les chômeurs en fin de droits
Et puis merde je vote à droite
Les improductifs pas de chance
Je suis fier, je vote à droite
Marre d'être taxé à outrance
Comme Florent Pagny quitter la France
Papapapapapapapapapapa,,,,,,,,,,,,,,
















