14 avril 2008
CHINE : REPRESSION ANTIGAY
Chine : vague de répression anti-gay à l'approche des Jeux Olympiques
Une
vague d’intimidation et de répression cible aussi les homosexuels en
Chine avant les Jeux Olympiques selon de informations qui filtrent via
Internet. Pékin et Shangaï qui abritent les plus importantes
commanuauté gay du pays sont l'objet d'un véritable "nettoyage"
anti-gay.
Alors que la flamme olympique a traversé Paris sous la contestation des
défenseurs des droits humains et que le débat sur le boycott de la
cérémonie d'ouverture des Jeux par les politiques bat son plein, les
Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) rappellent la politique
discriminatoire du gouvernement chinois au regard des personnes
séropositives.
"La Chine fait partie des 13 pays, avec les Etats-Unis et la
Russie, à interdire l'entrée sur son territoire aux personnes touchées
par le VIH/sida", dénonce Jean-Luc Romero, président d'ELCS.
Au-delà de la discrimination dont sont l'objet les séropositifs
étrangers, la communauté homosexuelle chinoise est victime d'une vague
nationale de répression. Des descentes de police ont eu lieu en mars
dans des établissements homosexuels et des lieux de dragues de Pékin et
Shanghai. Selon un militant gay cité par bakchich.info, des boîtes de
nuit gay ont été fermées par la police ainsi que de sites Internet
communautaires.
Un vaste rafle policière a notamment eu lieu dans la plus grande
discothèque gay de Pékin. Les clients ont ont été interpelés par la
police, à l'exception des non asiatiques.
Les saunas sont aussi l'objet de descentes. Plus de 70 personnes,
clients ou employés, ont été arrêtés dans deu saunas de la chaîne Oasis
à Pékin. Les clients ont subi plus de 30 heures de détention alors que
les employés étaient eux gardés derrière les barreaux. Plusieurs bains
restent fermés sur ordre de la police à Pékin et Shanghai.
80 travailleurs du sexe ont également été arrêtés dans la capitale.
On apprend aussi que les militants qui avaient présenté en ars à
Pékin une pétition en faveur du mariage homosexuel qui a recueilli plus
de 10 000 signatures à travers différentes grandes villes du pays ont
été arrêtés.
Toutes ces actions de répression ont pour but d'intimider ou de
bailloner la communauté gay à l'approche des J.O. "Les autorités ont
commencé ce ‘nettoyage’ pour signaler à la communauté gay qu’il fallait
qu’elle se montre discrète pendant les JO. Le gouvernement voyant d’un
mauvais oeil tout ce qui n’est pas considéré comme ‘normal’ ou ‘bien
rangé’ ", estime un militant gay cité par bakchich.info.
Plus d'infos : www.bakchich.info
SOURCE : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actus&articleID=17421
Police : le retour du fichage des homosexuels
Police : le retour du fichage des homosexuels
La
mise en place d'un nouveau logiciel de renseignements par la police
nationale s'avère inquiétante. Ce nouveau système prévoit, en effet,
d'enregistrer des caractéristiques personnelles sur toute personne
entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure. Un retour
au fichage des homosexuels supprimé en 1982.
C'est le Collectif contre l’homophobie (C.C.H.) qui révèle l'affaire.
L'association a elle-même été alertée par des témoignages de policiers
et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de l’Intérieur de
remplacer le logiciel LRP (Logiciel de Rédaction de Procédure) et le
logiciel STIC (Système de Traitement des Infractions Constatées) par le
logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation
Opérationnelle et d’Informations Statistiques sur les Enquêtes).
Ce nouveau logiciel "ARDOISE" reprend toutes les fonctionnalités des logiciels qu'il doit remplacer, mais à une différence notable et problématique, il prévoit de renseigner des caractéristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, témoin ou auteur dans une procédure.
Ainsi le policier ou le gendarme peut préciser dans la rubrique " Etat de la personne " les informations comme "homosexuel", "transsexuel", "handicapé", "sans domicile fixe", "personne se livrant à la prostitution", "travesti", "relation habituelle avec personne prostituée", "usager de stupéfiants" ou encore "permanent syndical " …
La saisie de ces informations a vocation à établir une fiche profilée de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre d’une procédure ; cette fiche sera consultable sur toute le territoire national par les forces de l’ordre, et notamment à chaque fois que cette personne aurait à faire à elles.
"Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal à saisir l’intérêt de la mention de certains détails et les finalités de ce profilage, explique Hussein Bourgi du Collectif contre l’homophobie. Nous sommes particulièrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catégoriels que ce logiciel pourrait permettre".
"Sans remonter à la période sombre de la seconde guerre mondiale pendant laquelle des membres de certaines minorités furent fichés et déportés, nous voulons rappeler le fichage par les brigades mondaines et le harcèlement policier subi par de nombreuses personnes - notamment homosexuelles - des années 50 aux années 70", s'inquiète le Collectif.
En effet, il a fallu l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en 1981 pour que l’homosexualité soit dépénalisée par le Ministre de la Justice de l'époque, Robert Badinter, (loi du 5 août 1982) et que les fichiers d’homosexuels soient détruits à la demande expresse du Ministre de l’Intérieur Gaston Defferre.
Le Collectif contre l’homophobie entend s'opposer fermement à la
mise en place de ce nouveau fichage. Il a décidé de saisir la Halde
(Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations), la Commission
nationale de l'informatique et des libertés et la Commission Nationale
Consultative des Droits de l’Homme.
Le Collectif lance, par ailleurs, un appel aux organisations de
défense des droits de l’Homme, aux syndicats, aux autorités morales et
philosophiques et aux parlementaires pour qu’ils s’engagent contre le
logiciel "ARDOISE".
Il demande instamment à Michèle Alliot-Marie de surseoir à
l’application de ce logiciel litigieux et problématique et espère être
reçu par le Premier Ministre ou le Président de la République.
source : http://v2.e-llico.com/article.htm?rubrique=actu&articleID=17461








