09 septembre 2006
ISLAM ET HOMOSEXUALITE
D'abord, avant de parler d'homosexualité, il faut savoir que la vie d'un musulman, croyant et pratiquant, est régie par une minutieuse législation "la Chariâ".
Ce sont des lois basées sur l'interprétation à la fois de la parole du Dieu, inscrite dans le Coran (livre sacré et divin des musulmans) et de la coutume de son Prophète Mohamed (la Sunna), dont la source principale est les "dits" (Hadith) du Prophète et ses gestes.
On distingue, toutefois, les "Sunnites" qui sont les partisans de la "Sunna" à l'opposé des "Chiites" qui vénèrent plutôt son gendre "Ali". La question sexuelle n'échappe pas à l'interprétation par ces textes.
Pour aborder la position que prennent les législateurs islamiques
(Oulama= savants=théoligiciens de l'Islam)
vis à vis de l'homosexualité, il est nécessaire de clarifier le regard qu'ils portent sur la sexualité "normale" (hétérosexuelle).
Avant tout il faut savoir que toute relation sexuelle doit se faire dans le cadre du lien sacré et divin du mariage. Tout autre acte hors ce cadre est condamnable.
"La fornication" est un péché capital qui peut aller jusqu'à la lapidation des fautifs et fautives. Par contre peu des religions valorisent autant la volupté charnelle que l'Islam. Le plaisir sexuel considéré chez les chrétiens comme un péché originel, devient pour l'islam un don qu'il convient d'accepter, d'en jouir et de s'y avouer corps et âme. (Les exemples ne manquent pas, entre autres, la polygamie, avec des restrictions toutefois, et le mariage de jouissance...)
En même temps cet acte est considéré comme un acte religieux, car dans l'islam l'accouplement ne vise pas seulement la procréation mais il manifeste aussi l'harmonie de l'ordre divin, dont la distinction entre masculin et le féminin et leur complémentarité constituent la base élémentaire.
Ainsi la chasteté et le célibat sont diabolisés: "Le célibataire est le frère du diable" (Le Prophète Mohamed) Car cela équivaut à s'abstenir de témoigner de sa chair de cette harmonie de la création.
A cet égard l'homosexualité, mais surtout plus précisément "l'efféminat" de certains homosexuels, comme la virilité de la garçonne, sont considérés comme une transgression des frontières entre homme et femme et donc une violation de cette harmonie.
Le Coran aborde l'homosexualité entre autres en condamnant le peuple de Loth (ou loût, peuple de Sodome et Gomorrhe) dans leurs pratiques sexuelles, mais toutefois plus modérément que dans la version biblique.
Ainsi dans la Sourat An-Naml (Les fourmis) versets (54-57) Loût, quand il dit à son peuple: « Vous livrez- vous à la turpitude alors que vous voyez clair". [54] Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. » [55]
Puis son peuple n'eut que cette réponse:
« Expulsez de votre cité la famille de Loût! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. [56] Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf sa femme pour qui Nous avions déterminé qu'elle serait du nombre des exterminés. »[57]
Ces versets furent révélés au Prophète Mohamed par fragments séparés.
Le terme "Tajhaloun" signifie "ignorer" ce qui atténue, d'après certains auteurs, quelques part, "la flétrissure morale dont sont victimes les homosexuels" et laisse entr'apercevoir que le châtiment qui leur est infligé est dû principalement au fait qu'il ont démenti "un messager de Dieu".
L'exemple" du peuple de Loth est mentionné àce titre dans plusieurs versets du Coran. Ainsi dans la Sourat(7)d'Al-Arâf (80-82) il figure entre les "exemples" du peuple du "Prophète Salah" et du peuple Madyan et leur "leur frère Chouayb", deux peuples qui ont transgressé les recommandations de leurs Messagers.
Et Loût, quand il dit à son peuple:
« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n' a commise avant vous? [80] Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » [81]
Et pour toute réponse, son peuple ne fit que dire:
D'autre part, Le Coran promet aux croyants qu'au paradis ils seront servis par des éphèbes (se dit du très beau jeune homme, à l'origine l'adolescent grec qui faisait son service sportif et civil avant d'entrer dans l'âge adulte "éphébie").
Les poêtes et les sultans ne cessaient d'invoquer ces promesses pour justifier les relations illicites qu'ils entretenaient . Mais pour la plus part des "Oulamas" il n'y a pas à chercher une interprétation plus profonde que celle mentionnée :
« L'homosexualité est la turpitude des turpitudes »,
la condamnation est donc claire et nette.
Pour la Sunna, la condamnation de la pédérastie est catégorique:
« Lorsque vous trouvez deux hommes accomplissant le péché de Loth, mettez-les à mort, le passif comme l'actif » (le Prophète Mohamed).
...Ce "hadith" ne laisse aucun autre recours aux Sunnites que le rejet des pratiques homosexuelles.
Néanmoins, une telle condamnation aussi lourde que la "fornication" entre deux adultes (homme+femme) adultères ne se prend pas à la légère. Une telle accusation de "fornication" requière le témoignage de quatre musulmans, mâles, majeurs dont l'honorabilité testimoniale est reconnue. Et qui devront attester d'avoir vu l'action de pénétration du membre sexuel du "fornicateur".
D'autre part, pour certaines branches de l'islam, c'est l'émission du sperme qui détermine l'acte sexuel plus que la pénétration elle-même car c'est le sperme qui contient les germes de vie et c'est lui qui assure la continuité de cette harmonie de Création.
Toute entreprise de cette source de vie, dans un engendrement hors du cadre du lien sacré du mariage, est sévèrement condamnée. Etant donné que l'acte homosexuel n'est pas susceptible d'engendrer la vie, plusieurs personnes se sont accommodés en quelques sorte de l'homosexualité.
D'ailleurs les pratiques homosexuelles sont moins mal vue que l'adultère chez certaines de ces sociétés.
Au lecteur de ces lignes, il apparaîtrait que ces textes traitent de l'acte sexuel dans tous ces détails mais laissent des marges d'interprétation et d'accommodation plus ou moins larges.
SOURCE : http://beurgay.free.fr/islam.htm
Tout est fait donc pour décourager le témoignage et surtout la calomnie. Ce qui laisse présager que certaines pratiques (Soft) échappent à cette règle extrême.
« Expulsez- les de votre cité. Ce sont des gens qui veulent se garder purs! » [82]
Musrif" en arabe signifie "impie et outrancier" alors que la règle en islam, en général, est la modération.
"De toute chose on a fait un couple. Puissiez-vous vous en souvenir" (Extrait du Coran, Sourat 51,Adh-Dhâriyât, verset 49)
Commentaires
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Pour Schmitt, les témoignages recueillis auprès de docteurs en théologie sont éloquents (dans Schmitt, Arno et SOFER, Jehoeda, Müsülman toplumlarda Erkekler arasi cinsellik ve erotizm (traduction de l'anglais Sexuality and Eroticism among Males in Moslem societies), éditions Kavram, Istanbul, 1995, p. 8) :
"Le danger de commencer à être pénétré et de chercher à le refaire est un problème dans la cosmologie islamique transcontinentale. Pour les Musulmans, avoir du plaisir anal n'est pas contre nature. C'est précisément pour cela que chaque homme doit être vigilant de ne pas se laisser pénétrer, car il risquerait d'y prendre plaisir et d'en devenir dépendant. C'est comme une maladie infectieuse: une fois infecté, il est difficile de s'en débarrasser »
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